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Les axes de l’anthropologie

Présentation de l’anthropologie

L’anthropologie est une science humaine qui se caractérise par sa perspective d’ensemble. Cette perspective s’articule autour de trois axes : celui de l’interrelation entre la biologie et la culture, celui du lien qui rattache le présent au passé et celui de l’unité de l’espèce humaine dans la diversité de ses manifestations.

En combinant l’un et l’autre des pôles de ces dimensions, on obtient quatre spécialités de l’anthropologie. Chacune de ces spécialités regarde la même réalité (une population humaine, un comportement ou un trait) d’un angle différent et complémentaire.


Les dimensions de l'anthropologie


Un cube illustre l’organisation en trois dimensions des champs de spécialisation de l’anthropologie. On peut l’imaginer comme un hologramme permettant de voir le même objet de différents points de vue. En se déplaçant vers la diversité et l’unité de la biologie humaine au cours de son évolution, on décrit l’objet d’étude selon l’angle de la paléoanthropologie. En se plaçant dans la position occupée par la diversité et l’unité de la biologie humaine actuelle, on aborde l’objet d’étude selon l’angle de la bioanthropologie. Si on se tourne vers l’unité et la diversité socioculturelles du passé humain, on examine l’objet d’étude dans l’angle de l’archéologie préhistorique. Enfin, du point de vue de l’ethnologie, on met en évidence la diversité et l’unité des sociétés et des cultures contemporaines.

L’interrelation entre la biologie et la culture

L’être humain est un animal doté de puissantes facultés intellectuelles. En se basant sur cet état de fait, on peut être tenté d’attribuer à l’humain une double nature. La première, biologique, renvoie à son appartenance au monde animal. La deuxième, culturelle, fait référence à son aspect proprement humain. Mais, cette distinction classique entre nature (animale) et culture (humaine) n’est pas sans rappeler l’antagonisme que les grandes religions chrétiennes érigent entre le corps et l’âme.

Pour l’anthropologie toutefois, nature et culture demeurent deux aspects de l’être humain qu’il n’y a pas lieu de considérer comme séparés. Au contraire, ces deux aspects entretiennent des liens étroits qui nous définissent en tant qu’espèce : nous sommes un animal doué de culture.

L’histoire de l’évolution de l’espèce humaine se caractérise notamment par la spécialisation d’un organe : le cerveau. Plus particulièrement, c’est une zone du cerveau, le cortex, qui a été spécialisée. Cette zone est l’enveloppe externe du cerveau et représente 40 % du poids de tout le cerveau. Elle est toute plissée, retenue à l’étroit sous la boîte crânienne. La neurobiologie a découvert depuis longtemps que les activités liées aux neurones du cortex sont des activités de haut niveau. Le cortex nous permet de percevoir, de comprendre, de communiquer et surtout d’apprendre. Chez l’humain, la part de l’apprentissage dans la régulation des comportements atteint des proportions inégalées chez aucune autre espèce animale. Cette part du comportement humain constitue la culture.

La notion de culture est un concept fondamental en anthropologie. Depuis sa naissance, il y a un peu plus d’un siècle, l’anthropologie en a fait son concept fondateur. Au gré des courants théoriques, elle en a proposé toutes sortes de définitions mettant en lumière les multiples facettes du fait humain. Nous pouvons, pour l’instant, définir la culture comme l’ensemble des comportements appris et partagés par les humains, à une époque donnée et dans un environnement naturel et social particulier.

Parce qu’il importe pour l’anthropologie que la culture humaine soit reconnue comme un fait de biologie -elle traduit socialement des réalisations du cerveau et elle se manifeste, entre autres, dans le contexte d’une relation adaptative avec le milieu -, elle n’oppose pas biologie et culture, mais nous amène plutôt à les concevoir comme deux aspects inséparables de la nature humaine. Cette contribution de l’anthropologie a été particulièrement significative pour réduire l’anthropocentrisme habituel des sciences humaines.

Le lien qui rattache le présent au passé

L’espèce humaine a évolué comme toutes les autres espèces vivantes parce qu’elle est soumise aux mêmes mécanismes naturels que les autres représentants du vivant. Elle a connu une évolution biologique originale, certes, mais non anormale. La place qu’occupent aujourd’hui les humains dans l’ensemble du monde vivant a été préparée par des miliiers et des milliers de générations au cours desquelles les lois de l’évolution ont façonné nos ancêtres. Les mécanismes de l’évolution, loin de réserver aux humains un rôle passif, leur ont accordé une fonction d’agents évolutifs dans les territoires qu’ils ont occupés, modifiés ou stabilisés. Cependant, cette évolution biologique a fait émerger d’extraordinaires capacités d’apprentissage. Le transfert des connaissances, de génération en génération, a accéléré l’évolution culturelle au point de surpasser l’évolution biologique.

Au cours des millénaires, différentes formes d’êtres humains sont apparus, ont vécu parfois ensemble, chacune explorant différentes avenues adpaptatives. La somme des réussites et des échecs est positif : nous sommes là, au terme de cette histoire foisonnante pour en témoigner. Mais, la diversité des formes humaines ne concerne pas uniquement l’anatomie et la physiologie des individus, elle a aussi affecté, à un degré encore plus grand, les modalités de comportements culturels.

Sur tous les plans, la diversité de l’être humain a de quoi surprendre. Elle peut même en arriver à cacher la profonde unité qui constitue la communauté de l’espèce humaine. Le racisme et l’ethnocentrisme, dans un mouvement de rejet et d’isolement, érigent en murailles les différences biologiques et culturelles. Dans le contexte où ces extrémismes constituent des dangers perpétuels, il incombe à l’anthropologie de rappeler sans cesse l’évidence de l’unité humaine.

L’unité de l’espèce humaine dans la diversité de ses manifestations

Les êtres humains sont différents entre eux par les effets, au sein de leurs groupes, des évolutions biologique et sociale. Sur le plan biologique, les groupes humains ont divergé, souvent au hasard, en même temps qu’ils s’adaptaient à des milieux différents. Cela a donné des populations aux couleurs de peau très variées, des tailles moyennes variant de celle des pygmées de 1,4 m à celle de certains groupes dépassant 2 m, des couleurs et des formes de cheveux surprenantes, allant des cheveux frisés roux ou noirs aux cheveux raides châtains ou bruns.

Socialement aussi les groupes humains varient énormément. Ils ont mis au point un grand nombre d’organisations sociales différentes. Pour nous en rendre compte, nous n’avons qu’à imaginer un instant l’étendue des différences qui séparent les petites populations, vivant de chasse, de pêche et de cueillette, des grands ensembles mondiaux actuels en passant par les empires de Chine, d’Égypte et du Pérou. Les différences dans les modes de vie n’existent pas seulement entre des cas éloignés dans le temps et dans l’espace. Au sein d’une même société, des différences importantes existent aussi. Il y a, au sein des nations actuelles, des régionalismes fondés sur des substrats économiques, des conditions et des modes de vie différents. Même au sein d’une grande ville, une promenade dans le métro nous donne l’occasion de rencontrer des gens aux styles de vie les plus variés. Cela est vrai non seulement avec des immigrants venant de tous les continents, mais aussi quand il s’agit de personnes s’identifiant à l’un ou l’autre sexe, à une orientation sexuelle ou à différents groupes d’appartenance, tels des communautés ethniques, des groupes d’âge et des classes sociales.

L’espèce humaine est donc caractérisée par une grande diversité, autant biologique que culturelle, qui passionne l’anthropologie. Mais au-delà de la collection des différences, l’anthropologie fournit aux sciences humaines les évidences de la profonde unité de l’espèce humaine. Cette contribution donne à l’anthropologie un rôle d’avant-plan dans la lutte contre l’ethnocentrisme.

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