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Les vallées de l’Aurès

V Aurès

De tous les soulèvements montagneux qui constituent l’Atlas algérien, l’Aurès est assurément celui dont la situation présente le plus d’intérêt géographique1. De l’Ouest à l’Est de la Berbérie les plissements de l’Atlas vont en effet se resserrant progressivement; en même temps se rapprochent les zones parallèles de climat et de végétation, zone agricole du Tell, zone pastorale des Hauts-Plateaux, zone désertique du Sahara. L’Aurès, placé à l’extrémité E. de l’Algérie, se trouve plus voisin de la Méditerranée qu’aucune autre partie de l’Atlas saharien; entre les Hauts-Plateaux constantinois contre lesquels il s’appuie au N. et la dépression saharienne dans laquelle il plonge au S., la différence d’altitude se montre considérable : Batna est à 1058 m. au-dessus du niveau de la mer, tandis que Biskra est à 124 m. seulement.

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Par suite, les caractères climatiques de la bordure N. et de la bordure S. de l’Aurès diffèrent profondément. La température est beaucoup plus élevée, et les pluies sont beaucoup moins abondantes à Biskra qu’à Batna (voir les moyennes2 à la p. 45). La lisière N. de l’Aurès est une région de cultures tempérées, la lisière S. est une zone plus semblable au désert qu’à la steppe. Si l’on considère qu’à vol d’oiseau moins de 100 km. séparent Batna du parallèle de Biskra, il apparaît combien se trouvent rapprochés dans les vallées et sur les crêtes aurasiennes les climats les plus éloignés, les végétations les plus disparates. La structure de l’Aurès rend cette juxtaposition encore plus sensible et plus curieuse.

Le massif de l’Aurès est essentiellement constitué par un ensemble de chaînons parallèles, dirigés SW.-NE. Au centre, l’axe du Lazereg offre le noyau jurassique d’un anticlinal infracrétacé dont la direction s’infléchit à son extrémité N. pour former l’axe des dômes du Chélia et du Noughis3. De chaque côté de l’anticlinal du Lazereg

1. La bibliographie critique des ouvrages relatifs à l’Aurès se trouve dans la thèse française de Masqueray (Emile Masqueray, Formation des cités chez les populations sédentaires de l’Algérie, Paris, Leroux, 1886).

2. Les chiffres donnés sont tirés de Thévenet, Essai de climatologie algérienne, Alger-Mustapha, Giralt, 1896.

3. Pour la géologie de l’Aurès, cf. J. Tissot, Département de Constantine, Notice géologique et minéralogique, Alger, Lavagne, 1878, in-8; Idem, Texte explicatif de

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